Le mot de Adil RAIS Président de l'AZIT

Nous vivons une époque difficile. L'écart se creuse de plus en plus entre les pays industrialisés et les P.V.D. A titre d'exemple, les Etats-Unis, connaissent une des périodes de croissance les lus fastes de leur histoire. Cette croissance n'est plus tirée par le seul secteur industriel, mais essentiellement par les services, le secteur de hautes technologies leur tête.

Cette mutation profonde n'a pu être matérialisée sans une amélioration du niveau de compétence des décideurs, de leur formation et de leur capacité à se mettre en cause en permanence.

L'économiste américains SCHULTZ écrivait déjà dans les années 70 que seul le facteur humain par son niveau d'éducation est capable de générer un développement durable.

L'ENCGT s'inscrit parfaitement dans ce schéma : l'entreprise marocaine est orpheline. Elle manque d'une façon criante de cadres et décideurs bien formés, armés d'une bonne base de connaissances et ouverts à toutes les évolutions techniques et informatiques.

Les lauréats de l'école viendront soulager cette situation, ils devront contribuer non pas à la mise à niveau de l'entreprise, concept vulgarisé à l'extrême et inadapté à la réalité économique marocaine, mais à la transformation de la structure du management de l'entreprise marocaine.

L'entreprise doit " se professionnaliser " (avec l'emploi de stratèges, de techniciens de haute volée, de décideurs polyglottes et pluridisciplinaires) et s'ouvrir culturellement et capitalistiquement. A tous les lauréats, bonne chance.

Adil RAIS

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